> Justin MEEKEL (1986-FR)

Form appears spontaneously, not quite chosen ahead, and its completion is not a goal in Justin Meekel’s work. Besides, he often concedes that he has not created it directly - it comes from elsewhere. The artist uses methods from popular art, folk or more generally from society, distorting their primary meaning: his doctor’s prescription (Testament), a hip-hop video (Validée), drawings made by amateurs (Guess Who) or the Staten Island Ferry (Dompanach) and attempts to give them a new poetical purpose.
Meekel’s Phylactère series results from a formal research on the language’s abstraction, precisely where form and meaning are lost. Here, the artist has worked with several bubble blowers to create the series, inventing a whole new directory of abstract forms. Using the primary function of phylactery (speech bubbles in early comics, meaning first what 'is used for keeping'), the artist creates a discussion area, yet leaving it empty, meaningless. He attempts to let the real speak for itself and create an abstract dialogue with it. The bubbles speak about their own environment, where they were created at a given time and such become amulets full of stories. Ready to blow up.

Graduated from the School of Fine Arts of Cergy, Meekel has exhibited at Triangle (Marseille), CAPC (Bordeaux), La Salle de Bains (Lyon), Mains D'Oeuvre (Saint-Ouen) and Treize (Paris). He is co-founder of the DOC (Paris).

La forme apparaît spontanément, sans vraiment être choisie en amont, et son achèvement n’est pas le but du travail de Justin Meekel. Il assume d’ailleurs bien souvent ne pas en avoir la paternité directe, ce sont des formes qui viennent d’ailleurs. L’artiste intègre des pratiques issues de l’art populaire, du folklore ou plus largement de la société, détournées de leurs fonctions initiales : l’ordonnance de son médecin (Testament), un clip de rap (Validée), des dessinateurs de rue (Guess who), le Staten Island Ferry (Dompanach) et tente de leur attribuer une nouvelle destination poétique.
La série Phylactère est le fruit d’une recherche formelle autour de l’abstraction du langage, à savoir le moment précis où la forme et le sens se perdent l’un l’autre. Pour ce projet, Justin Meekel a collaboré avec plusieurs faiseurs de bulles professionnels et a créé un répertoire de formes abstraites. En reprenant ici la fonction originelle du phylactère (ancètre de la bulle de BD signifiant à l’origine « ce qui sert à garder ») il produit des espaces de paroles, tout en les laissant vides, vierges de sens. Il tente par là de donner la parole au réel, d'établir un dialogue abstrait avec lui. Les bulles parlent de leur environnement, du lieu où elles sont formées et deviennent ainsi des amulettes chargées d’histoires. Prêtes à éclater.

Diplômé aux Beaux-Arts de Cergy en 2010, Meekel a exposé notamment à Triangle (Marseille), au CAPC (Bordeaux), à la Salle de Bain (Lyon), à Mains d’Oeuvres (Saint Ouen) et à Treize (Paris). Il est l’un des fondateurs du DOC (Paris).