Matthieu HABERARD (1991-FR)

Matthieu Haberard's work borrows from the wholesaler's or the market halls registry to  produce curious layouts halfway between sculptures and useful objects. The variety of their association creates a cluster of resting objects, or until then without their function, waking up in the experience of disillusion. Though uncertainty remains. The objects in troubled waters become the merchant stall's embodiments, their grids like a jar's framework behind which a shattered universe opens up. Corrupted within their own form, the objects dissolve and undertake an odd enterprise. In a cluster of data, hybrid figures are covered with slimy dry matter, keeping only the nerve fibers of a disintegrating reality. Getting inspiration from the poetic tale of nature's sad time, Haberard renders a view on the vastness of a post-industrial world. (Marianne Robin).

Matthieu Habeard has participated in several group shows in 2015, including: Doc, Le Doc, Paris, curated by Jo-ey Tang; C'est la vie ?, Occidental Temporary, Ivry, curated by Neil Beloufa; B: we can extend the size of your title, De La Charge, Bruxelles, curated by Michel François. In 2016, he took part in the exhibition Beau Lauss at Last Resort, Copenhagen.

 

Le travail de Matthieu Haberard puise dans le registre des grossistes, des halles pour produire de curieux étalages à cheval entre la sculpture et l'objet utilitaire. L'hétérogénéité de l'assemblage des pièces forme un agglomérat d'objets laissés en jachère, ou jusqu'alors destitués de leur fonction, qui reprennent vie dans l'expérience de la désillusion. L'ambiguïté s'installe pourtant. En eaux troubles, les objets deviennent les avatars d'étals marchands dont les grillages forment les ligaments des jarres derrière lesquelles se trouve un univers éclaté. Les objets se dissolvent, corrompus dans leurs formes et opèrent une étrange spéculation. Dans un conglomérat de données, des figures hybrides sont recouvertes de matières visqueuses séchées et ne conservent que les fibres nerveuses d'une réalité en décomposition. S'inspirant de la narration poétique des temps pris en pitié par la nature, Haberard porte un regard sur l'étendue d'un monde post-industriel. (Marianne Robin).

Matthieu Haberard a participé à diverses expositions de groupe en 2015 dont DOC, Le Doc, Paris, commissariat Jo-ey Tang, C'est la vie ?, Occidental Temporary, Ivry, commissariat Neil Beloufa, B: we can extend the size of your title, De La Charge, Bruxelles, commissariat Michel François, ainsi que dans l'exposition Beau Lauss chez Last Resort Gallery, Copenhague en 2016.