September 19 - October 25, 2014

Sambre - Catalyseur

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> « Sabre – Ambre – Sang – Ombre –… SAMBRE !». Like his name, the much-renowned works of this young French artist are made of assembled items, that are honouring wood as well as disused materials and found objects that are collected, re-used and reorganized into space. In a definitely radical proposal, Sambre will seize the premises of the future gallery, literally from top to bottom. The artist will act like a catalyst, accelerating the transformation of the space and interrogating the transition from its previous activity to its new function of a contemporary art gallery.  The total installation that will invade the whole space can evoke the famous Kurt Schwitters’ Merzbau. It will be the fascinating result of an assembly of the salvage of the raw materials from the previous shop and other found objects collected in the streets in the neighbourhood then rearranged in the gallery space by the artist.  This appropriation and material transformation’s process allow Sambre to question the component of a work and its material means, as Robert Rauschenberg was declaring about his famous Combines, “I think a painting is more like the real world if it is made out the real world” (1).
Thus referring to the real by using objects and raw materials, Sambre in his turn goes as far as to question the limits of sculpture and painting, as well as architecture.   This new composition will be completed by related works and documents as well as by some photographs of past installations such as his monumental and acclaimed Sphère, 2013 created during his residency at Les Bains in Paris in 2013.  This kind of large scale installation, like Wonderland, made in an abandoned flat of la Tour 13 in Paris, or the transformation of a shed in the sculpture park of HEC Paris titled  Nest Level, or again the monumental installations made out of assembled wood pieces: Projet Phoenix and Escalier de Secours (Emergency stairway) respectively created for the Krasnoyarsk’s contemporary art biennale, Siberia, 2013 and the collegiate Saint-Pierre le Puellier church, Orléans, France, depicts the artist’s will to wonder about the importance of gesture and body, rising issues on their place in the space.  Thus, Sambre offers the visitors at the Galerie Jérôme Pauchant the opportunity to experience a sensible yet radical journey into the core of his work, inviting them to become part of it as actors…



(1) Exhibition catalogue, Paris – New York, Musée national d’art moderne, Editions du Centre Pompidou, Paris, 1977.
 
« Sabre – Ambre – Sang – Ombre … SAMBRE !». Comme son nom, les œuvres les plus emblématiques de ce jeune artiste français sont le résultat d’assemblages, qui mettent à l’honneur le bois mais aussi des  matériaux désuets collectés, réutilisés et réorganisés dans l’espace. Dans une proposition résolument radicale, Sambre s’approprie le local de la future galerie, du sol au plafond, agissant comme un catalyseur, un accélérateur de la transformation du lieu, interrogeant la transition dans laquelle il se trouve, de son ancienne activité, à sa future fonction. Cette installation totale, qui pourra rappeler le célèbre Merzbau de Kurt Schwitters, envahira véritablement le lieu.  Elle sera le résultat fascinant d’assemblages de matériaux récupérés  sur place et d’objets trouvés dans les rues à proximité puis réorganisés dans l’espace par l’artiste. Cette démarche d’appropriation et de transformation du matériau permet à l’artiste de questionner les constituants de l’œuvre et ses moyens matériels même, à l’image des Combines de Robert Rauschenberg qui déclarait lors d’un entretien avec André Parinaud « Je désire intégrer à ma toile n’importe quel objet de la vie.» (1). En convoquant à son tour le réel dans son œuvre par l’emploi d’objets et de matières, SAMBRE va jusqu’à interroger et déplacer les limites de la sculpture et de la peinture, mais aussi de l’architecture.
Cette nouvelle composition sera accompagnée d’œuvres et des documents relatifs à son installation, mais aussi de photographies d’œuvres antérieures comme celles de son installation monumentale Sphère, 2013 réalisée lors  de la résidence des Bains en 2013. Ce type d’installations à grande échelle comme Wonderland, réalisée dans un appartement de la Tour 13, ou la modification d’un abri dans le parc de HEC Paris intitulée Nest Level, ou encore des installations monumentales faites d’accumulations de poutres et de planches de bois : Projet Phenix et Escalier de Secours respectivement réalisées dans le cadre de la biennale d’art contemporain de Krasnoyarsk, Sibérie en 2013 et au sein de la Collégiale Saint-Pierre le Puellier à Orléans, reflètent également la volonté de l’artiste de s’interroger sur l’importance du geste, du corps et de sa place dans l’espace. Sambre offrira ainsi aux visiteurs de son exposition à la Galerie Jérôme Pauchant, la possibilité de vivre une expérience radicale et sensible au cœur de son œuvre et d’en devenir les acteurs…



(1) Catalogue de l’exposition Paris – New York, Musée national d’art moderne, Editions du Centre Pompidou, Paris, 1977.