The gallery Jérôme Pauchant is delighted to present « Silent Poetry », a group show with the will to discover further more the recent works by three represented artists, Sylvain Azam, Steven Cox and Sylvain Ristori, in conversation with recent works by two guests, Zoé de Soumagnat and Nicolas Tubéry.
The outcome of our ecosystem is today at the heart of our concern. In this context, the exhibition tends to illustrate poetry, images and questions generated by what is mute, what is not human, nature as a whole.

« The best journey I ever made was in the eyes of a cat.
Their silence is close to the one found in books. Their silence is of ink.
It enters our heart and speaks. From within us.
Books which don’t hold this grace are just merchandise, heaviness and poison. »*

The works shown here, paintings, sculptures or videos, have all in common to feature elements from nature, vegetal patterns, organic materials or from observing nature in a personal and sensitive way, scientific or even sociological. Mirroring so many visions, attitudes or study objects, singular to each exhibited artist, which will give us food for thought, matter to look ahead, to be moved, silently.

« As a child, before the wonderful catastrophe of being able to read, I was devouring the pages of light.
The smell of rust from an old rose made my head spin.
I liked this proposal that flowers do to the first encounter, their way to push their soul brutally ahead, as timid persons do. Their colors are thoughts / mists, thoughts not yet fixed by a formula.
There are many lives. The most obvious is made of bricks of language. Then there is this other life, floating above the world like colors above the meadow. It is not made of bricks but of emptiness, intervals, silences. The best would be to talk the least about it - or as does mimosa. »*


 


 


La galerie Jérôme Pauchant est très heureuse de présenter l'exposition de groupe Silent Poetry qui invite à découvrir plus en avant les travaux récents de trois artistes représentés, Sylvain Azam, Steven Cox et Sylvain Ristori, en conversations avec des oeuvres récentes de deux artistes invités, Zoé de Soumagnat et Nicolas Tubéry.
Le devenir de notre écosystème étant au coeur des préoccupations contemporaines, Silent Poetry vise à illustrer avant tout la poésie, les images, les questions que génèrent aujourd'hui ce qui ne parle pas, ce qui n'est pas humain, la nature dans son ensemble.

"Le plus beau voyage que j'ai fait, c'était dans les yeux d'un chat.
Leur silence est proche de celui des livres. Leur silence est de l'encre.
Il entre dans notre coeur et il parle. De l'intérieur de nous.
Les livres qui n'ont pas cette grâce ne sont que marchandise, pesanteur et poison."*

Les œuvres présentées pour l’occasion, peintures, sculptures ou vidéos ont toutes le point commun de figurer des éléments provenant de la nature, motifs végétaux, matériaux organiques ou des éléments issus de son observation, personnelle et sensible, scientifique ou sociologique.  Des miroirs d'autant de visions, d'attitudes ou d'objets d'études singuliers à chacun des artistes exposés qui nous donneront à penser, à se projeter, à s'émouvoir silencieusement.

"Enfant, avant la merveilleuse catastrophe d'apprendre à lire, je dévorais les pages de la lumière. L'odeur de rouille d'une rose ancienne me soûlait.
J'aimais cette proposition que les fleurs font au premier venu, leur manière de pousser leur âme devant elles brutalement, comme le font les timides. Leurs couleurs sont des pensées-buées, des pensées non encore fixées par une formule.
Il y a plusieurs vies. La plus apparente est faite de briques de langage. Et puis il y a cette autre vie flottant au-dessus du monde comme les couleurs au dessus des prés. Elle n'est pas faite de briques mais de vide, d'intervalles, de silences. Le mieux serait de parler le moins possible - ou alors comme fait le mimosa."*




*Christian Bobin, Un bruit de balançoire, Editions de L'iconoclaste, Paris, 2017, p.41. et p. 85.