January 8 - March 12, 2016

A Moveable Feast

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> A Moveable Feast is a duo exhibition featuring the works of Steven Cox and Bas van den Hurk. The exhibition takes the form of an immersive environment where both artists’ paintings and sculptures are displayed on top of a site-specific collaborative floor piece. A Moveable Feast aims to blur the boundaries between presence and absence, past and present and fundamentally each other’s work. A Moveable Feast questions the conventions of presentation and the dichotomy between autonomy and heteronomy. 


The exhibition title A Moveable Feast (1) comes from the memoires by the same title that the American author Ernest Hemingway wrote during his stay as an expatriate in Paris during the 1920’s. The book describes Hemingway’s days as a young writer and consists of personal reports, observations and stories.


For Steven Cox and Bas van den Hurk A Moveable Feast has a double connotation that on the one hand refers literally to the materialistic banquet that they as painters regularly absorb themselves in, benefiting from and exploring the flux of liquid materials and the connected natural aging process it goes through afterwards.  But in a metaphorical sense,  A Moveable Feast also refers to the multiple ways one responds to their own place within time and space. Like Heraclitus once famously said ‘You can’t step in the same river twice’ – a phrase that was often referred to by early minimalists such as Robert Morris and Fred Sandback, pointing at the idea that you can always view a work of art in a different way. 


The site specific collaborative work by Cox and Van den Hurk made upon the gallery floor could in this way be interpreted as a stream of materialized thoughts where objects are floating for a period of time that can be viewed and contemplated in ever changing ways. All the works in A Moveable Feast relate for Cox and Van den Hurk to these ambiguous ideas of being both present and absent or between one having them or not. Viewers can become mutual witnesses to the work, negotiating the meaning of it, without ever totally ‘having’ it. This reflects for them important issues of the contemporary: How can we live together? How do we negotiate that? How do we collectively create our environment? How much are we part of networks? These questions are regularly negotiated over and over again in an ongoing dynamic process of making and exhibiting.


 


> Steven Cox et Bas van den Hurk proposent en duo l’exposition A Moveable Feast, un environnement immersif où nouvelles peintures et sculptures des deux artistes sont présentées dans l’espace de la galerie Jérôme Pauchant, dont le sol est investi pour l’occasion, du 8 janvier au 12 mars 2016.
A Moveable Feast entend brouiller les frontières entre présence et absence, passé et présent, et d’une façon plus fondamentale, entre les démarches des deux artistes. Cette proposition questionne notamment les conditions d’exposition conventionnelles et le va-et-vient entre autonomie et hétéronomie de l’oeuvre.


Le titre de l’exposition A Moveable Feast («Paris est une fête»1), est tiré des mémoires de l’auteur américain Ernest Hemingway alors qu’il était expatrié en France dans les années 1920. L’ouvrage, qui décrit le séjour à Paris du jeune auteur, est composé de comptes-rendus personnels, observations et anecdotes.


A Moveable Feast a pour Steven Cox et Bas van den Hurk un double sens : d’une part, il s’agit littéralement d’un «banquet matérialiste» dans lequel les artistes sont absorbés en explorant le flux de la peinture et le processus de vieillissement naturel qui s’ensuit ; d’autre part, ce titre fait également référence aux diverses manières dont nous envisageons notre propre place dans le temps et l’espace. Pour reprendre la célèbre phrase d’Héraclite, «on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve»  – une phrase faisant souvent référence aux premiers minimalistes comme Robert Morris et Fred Sandback, il s’agit de démontrer l’idée qu’il est possible de regarder la même œuvre d’une manière toujours différente.


La proposition in situ de Steven Cox et Bas van den Hurk en particulier sur le sol de la galerie est semblable à un flux de pensées matérialisées où les objets flottent dans une temporalité donnant au regard une liberté infinie. Les œuvres de chaque artiste entretiennent un rapport ambigu à leur présence et à leur absence, simultanément ou non. Le spectateur peut ainsi devenir témoin collectif de l’œuvre, tentant d’en appréhender le sens sans toutefois l’embrasser totalement. Questions fondamentales aujourd’hui : comment pouvons-nous vivre ensemble? Comment l’organisons-nous? Comment créons-nous collectivement notre environnement? Dans quelle mesure faisons-nous partie de réseaux? Ces problèmatiques sont régulièrement soulevées par les artistes, dans un processus dynamique de création et d’exposition.


1. Paris est une fête, Ernest Hemingway, Gallimard, Paris, 1964 (édition posthume), trad. Marc Saporta.