October 15 - December 17, 2016

Mobilier des vallées de l'Himalaya

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The air of hell suffers no hymns


On the lower side, as fast as warning lights, my eyes sometimes struggle to take the light in. Proud, I stand up like a security gate. Bad seed in rolling paper. Rewind, the picture snapped. In copper and predatory reflection, I go round, I light up.


En pointe in the microwave. My life at the end of cable TV, I can't wait to shield break the faraday cage. So I strip bare a smile on my face. Until I see golden commas. I have the blue funk like an OST of a toothless life.


I dream of a canicular cold Himalaya, of valleys covered with snow, bestially temperate. My illusions are frozen products. They taste like pavement in my mouth, the mood of trench in the trachea. The ascent is slow to swallow, the slope splattered with incidents.
Convict's gilt thug's ornament. Our mouth anesthetized, we feel no extra cookie in the jar. Mad Max degeneration and magma spreading. My fantasies are collector. I break granddad Terminator's teeth. Metal liquid pours in my kidneys, my face as a transformer. Trouble drowns in the hole of my molars. On a green background, I deseed hate in decaying hopes. At dusk, I float real low and my only air bubble is dragging. Capped with iron, my smile is as frank as misery. Chrome in teeth, lead in blood.


I dream of the valleys of Himalaya, I dream to find the entrance. I go along the 36th as the anteroom, walked in even through the back door, broken into. I sleep there covered, on my 31-45, protect myself for curfew. Dressed with a vest, I relax since the bullets warm the climate. As for now when it goes dark, I need Wu-Tang.
And on the morning I piss crystal liquid. No worries as the Reaper will take the social security card.


Louis Cimetière


Quentin Euverte studied at the Villa Arson and shortly at EHESS. He was selected in the 66th edition of the Jeune Creation exhibition where he received two grants: Independent Jeune Creation Lieu Commun in Toulouse and Lieux Communs in Namur. He was also awarded with the 2016 Hors Les Murs residency of the French Institute for a film project in Iceland with Florimond Dupont.


Matt Jones featuring offers a collapsed temporality. The paintings collaborate with one another, reformatting their cumulative materials into stacks and networks, a crucial mode of making within the larger spectrum of Jones practice. Throughout the duration ofthe exhibition, paintings will move, shifting the fabric of the space through the non-artistic labor of unpacking and re-packing paintings. Jones's intervention exists as a temporal vibration in Euverte's solo presentation.


Matt Jones studied at the Cooper Union and Hunter College, New York. He has exhibited in the USA and had his first solo exhibition in France at the gallery in 2015, entitled 'Ancestral Recall'. He is represented by the gallery Jerome Pauchant.


 


L'air de l'enfer ne souffre pas les hymnes


Sur le bas côté, rapide comme des warnings allumés, mes yeux parfois peinent à prendre la lumière. Fier je me dresse comme une barrière de sécurité. Mauvaise graine dans la feuille à rouler. Rembobine, l'image a sauté.


Dans des reflets cuivre et carnassier je tourne, je m'éclaire. Je fais des pointes dans le micro-onde. Ma vie au bout d'une chaîne câblée, j'ai hâte de pare-briser la cage de faraday. Alors je dénude le sourire aux lèvres. Jusqu'à y voir des virgules dorées. J'ai le blues comme BO d'une vie édentée. Je rêve d'Himalaya d'un froid caniculaire, de vallées enneigées, bestialement tempérées. Mes illusions sont des produits surgelés. Elles ont la saveur d'un pavé dans les dents, l'humeur des tranchées dans la trachée. L'ascension est lente à avaler, les pentes sont émaillées d'incidents.


Dorures de taulard, parures de zonard. La bouche sous anesthésie, on ne sent toujours pas d'oseille dans la soupe aux épinards. Dégénération MadMax et tartine de magma. Mes fantasmes sont collectors. J'édente papy Terminator. Du métal liquide coule dans mes reins, ma bobine en guise de transformateur. La galère a pris l'eau dans les cavités de mes molaires. Sur fond vert, j'égraine la haine en espérances cariées. Le soir je flotte bien bas et ma seule bulle d'air traîne des pieds. En fer, j'ai le sourire cash comme la misère. Du chrome dans les dents, du plomb dans le sang. Je rêve des vallées de l'Himalaya, je rêve de trouver l'entrée. J'arpente la 36ème comme antichambre, y pénétrerais même par la porte arrière, fracturée. J'y dors couvert, sur mon 31-45 ; me pare pour le couvre-feu. Dressé d'un gilet, je me détends car les balles réchauffent le climat. En attendant quand il fait sombre il me faut du Wu-Tang.
Et le matin je pisse du liquide cristal. Pas d'inquiétude car la faucheuse prendra la carte vitale.


Louis Cimetière


Quentin Euverte a étudié à la Villa Arson et a fait un passage à l'EHESS. Il a participé à la 66ème édition de Jeune Création et a notamment reçu les prix Indépendants Jeune Création Lieu-Commun à Toulouse et Lieux Communs à Namur, et est lauréat de la Résidence Hors les Murs 2016 de l?'nstitut Français pour un projet de film en Islande avec Florimond Dupont.


L'intervention de Matt Jones introduit un effondrement de la temporalité. Ses peintures collaborent entre elles sous une nouvelle forme, en piles et en réseaux, tout comme leurs matériaux, accumulés, protocole crucial dans le spectre des travaux de Matt Jones. Les piles de peintures évoluent pendant la durée de l'exposition, modifiant la structure de l'espace à travers les tâches concrètes du déplacement et déballage/remballage des oeuvres. L'intervention de Jones existe ainsi en tant que vibration temporelle dans l'espace de Quentin Euverte.


Matt Jones a étudié à la Cooper Union et à Hunter College, New York. Il a notamment exposé aux Etats-Unis et a eu sa première exposition personnelle en France à la galerie en 2015, Ancestral Recall. Il est représenté par la galerie Jérôme Pauchant.