> United through the diverse selection and manipulation of repurposed materials, the artists presented here collectively explore and celebrate the altered use of both materials and objects, highlighting the transformative potential of manufactured and organic elements. Their original use is distorted and vanishes; showing instead the formal paradox that is specific to art’s desecration.
The introduction of untreated elements from the real world (auto body window tint film, bouncing balls, palm leaves, printer ink and aluminum foil) evokes the “new ways of perceiving the real” dear to the French Nouveaux Réalistes, as well as the use of natural elements and “poor materials” specific to the Arte Povera’s movement. This re-reading is all the while strongly inscribed in the 21st Century’s creative process.


> Graham Collins (1980)


Collins’s works span two spheres. The viewer is presented with one shaped and tinted monochrome as well as one reshaped found painting. Through these renowned works, Collins’ explores issues surrounding artist authorship and anonymity by removing any original visible sign of the artist’s hand. From one extreme, a monochrome canvas is hidden from clear view by an abstractly assembled sheet of coloured auto-body window tint film, whilst on the other, Collins’ adoption of an abandoned canvas painting becomes un-stretched and re-stretched upon an unconventionally formed stretcher.  In both cases, Collins simultaneously champions materiality and physicality by manipulating the methods in which an artwork is both created and presented.


> Jan S Hansen (1980)


Faint silhouettes of palm leaves span the surfaces of Hansen’s fabric cyanotype works. Owning subtle and delicate markings, Hansen’s works resemble the air of a monsoon prone habitat. The natural, murky and foggy aura of his works is created through the capturing of light, using natural sunlight as his tool to burn through his abstractly applied photosensitive solution and around his spontaneously placed organic materials. Hansen’s works act as organic time capsules, for his works are created in one attempt through manipulating readily available natural materials.


> Niall McClelland (1980)


Printer cartridge inks are priced amongst the most expensive liquids in the world, priced measure for measure more expensive than most vintage champagnes. With this in mind, Niall McClelland utilizes cartridge inks in a less than conventional manner by damaging multiple ink cartridges by hand and allowing their colours to slowly bleed into tightly folded sheets of Japanese linen stock. McClelland’s folded works are reminiscent of complex kaleidoscopic patterns. The visually intense colours repeat and blend, informally commenting on geometric abstraction.


> Evan Robarts (1982)


Discarded lost plastic and rubber balls are stuck between the links of reclaimed steel fences sourced from play parks and the back yards of houses. Robarts’ History Painting’s evoke a certain nostalgia connected to ones childhood. His works suspend time, serving as time capsules that simultaneously bridge the gap between both sculpture and painting. Robarts’ works fluctuate between two conversations: One being temporality, closely tied to a personal nostalgia, as well as investigating the formal qualities of manufactured materials.


> Ryan Wallace (1977)


Exploring the materiality of studio detritus, Wallace works methodically utilizing painterly remnants and material castoffs. Strips of canvas, vinyl, cold wax, paper, aluminum foil and concrete are gradually combined to create visually complex material collages. Built up over time in the artist’s studio, Wallace’s canvases serve as studio based time capsules that reference multiple periods through his practice. His works explore both materiality and physicality, creating an unparalleled dynamism through combining these unpretentious materials and textures.


 


> Une approche à la fois singulière et collective réunit les artistes présentés ici. Bien que visuellement très différentes, les œuvres exposées créent un langage commun autour de la manipulation de l’objet manufacturé et de la transformation des matériaux organiques. Leur usage originel est détourné pour disparaître derrière le paradoxe formel propre à la désacralisation de l’art.
L’intrusion d’éléments bruts provenant du réel (film de protection teinté pour vitre de voiture, balles en caoutchouc, feuilles de palmier, encres de cartouche d’imprimantes ou encore papier aluminium) rejoint cette «approche perceptive du réel» chère aux Nouveaux Réalistes, aussi bien que le positionnement d’éléments naturels et de «produits pauvres», éléments de composition dans l’Arte Povera. Cette relecture s’inscrit dans la modernité d’un discours et d’un langage propre au XXIe siècle.


> Graham Collins (1980)


La démarche de Graham Collins nécessite une double lecture de son travail. Le spectateur fait face à la fois à un monochrome – avec ses propres caractéristiques formelles et chromatiques – mais aussi à une œuvre d’art récupérée et transformée. A travers des œuvres emblématiques, Collins questionne la paternité et l’anonymat de l’artiste en effaçant tout signe manifeste de son auteur.
Une toile monochrome cachée par un assemblage de feuilles de film teinté (destinées aux vitres de voitures), ou une œuvre abandonnée qu’il se réapproprie grâce à l’usage d’un nouveau châssis à la forme peu conventionnelle. A chaque fois, Collins exalte la matérialité et l’aspect physique en manipulant les méthodes de création et de présentation de l’œuvre d’art.


> Jan S Hansen (1980)


On devine les silhouettes de feuilles de palmier sur la surface des cyanotypes sur toile de Hansen. Les œuvres suggèrent une impression d’atmosphère humide avec des détails subtils et délicats. La lumière saisie créé une aura naturelle, trouble et brumeuse, lumière naturelle utilisée comme outil pour brûler la solution photosensible appliquée de façon abstraite et les matériaux organiques placés spontanément. Les œuvres de Hansen sont comme des capsules témoins organiques, elles sont le résultat d’une unique expérience de la manipulation de matériaux naturels.


> Niall McClelland (1980)


Les cartouches d’encre pour imprimantes sont parmi les liquides les plus chers au monde, plus onéreuses que la plupart des champagnes de grand cru. Ce détail en tête, Niall McClelland utilise des cartouches d’encre de façon peu conventionnelle en les endommageant manuellement, permettant ainsi aux couleurs de s’écouler sur des feuilles de lin japonais étroitement pliées. Les œuvres de McClelland évoquent les formes complexes d’un kaléidoscope. Les couleurs intenses se répètent et fusionnent, réinterprétant humblement l’Abstraction Géométrique.


> Evan Robarts (1982)


De vieux morceaux de plastique et des balles en caoutchouc sont coincés dans du grillage en acier récupéré d’espaces publics ou privés. L’History Painting de Robarts éveille une certaine nostalgie liée à l’enfance. Ses œuvres suspendent le temps et servent de passerelle entre sculpture et peinture. Elles se positionnent entre deux conversations: la temporalité, en référence directe à une nostalgie d’ordre personnel, et la suspicion de la qualité officielle des objets manufacturés.


> Ryan Wallace (1977)


Wallace utilise méthodiquement les restes picturaux et matériaux usagés récupérés de son studio. Morceaux de toile, de vinyle, cire froide, papier, aluminium ou ciment sont peu à peu assemblés pour créer un collage visuellement complexe. Réalisées sur une longue période, dans l’atelier de l’artiste, les toiles de Wallace témoignent des multiples étapes de son travail. Elles questionnent la matérialité et la physicalité tout en créant un dynamisme hors pair grâce à la combinaison de ces textures et matériaux pauvres.