Charlotte DEVELTER (1987)

Charlotte Develter’s work is nourished and inspired by signs, symbols and images gathered from her daily life in an urban context as well as fantasized all day long in the studio. Her practice explores different media, but she is mostly known for her paintings characterized by layers creating depth and space with traces of the digital. The notions of language and space have had a big influence on how the artist constructs her pictures.
Indeed, the painted surfaces which interact with the flatness of the canvas, fit into a great complexity and into a game so as not to be an image any more of an external or internal world, but fully taking part in reality offering a sophisticated yet paradoxical object. Charlotte Develter has developed a language where each gesture has equal value as thought, as an image of the gesture, as raw expression. Apprehending the pictorial space and its inherent questions of dualism between representation and the presentation of a reality, there is a certain palette of things a painting can do without necessarily being vessels for a concept or message.

Charlotte Develter has also developed a fictional character since 2013 called Suzanne in her films, who talks about the more intimate aspects of her work and takes distance from the strict census of paintings, redefining them.

Charlotte Develter (b.1987, Italy) lives and works in London, UK. She received a BA in Paintingfrom La Cambre, Brussels (2011) and was awarded an MA in Painting from the Royal College of Art, London, (2013). Recent exhibitions include: (solo) Selva Oscura at The Valeries, Berlin, DE; A Room at Zona Mista, London, UK, (2018); Dreamworks at Limbo, Margate UK (2018); Small Enough To Keep Me Happy, Big Enough To Keep Me Occupied at V1, Copenhagen, DK (2017); #MAZE at Caustic Coastal, Manchester, UK, (2016); The Fool at Rod Barton, London, UK (2016); NO MAN’S LAND at Rubell Family Collection, Miami, USA (2015); Ex Materia at Bethorld Pott, Cologne, DE (2015); Screaming Hornets, Tintype Gallery, London, UK (2014); I Demoni at MH, Monza, IT (2014)

 

 

Le travail de Charlotte Develter est nourri de signes piochés dans les milieux urbains et de pensées et images fantasmées. L’artiste explore la vidéo, le dessin, le livre et le son, mais le médium qu’elle privilégie est la peinture, caractérisée par des strates créant profondeur dans laquelle les notions d'espace et de langage sont importantes.
En effet, les surfaces peintes s’inscrivent ainsi dans une complexité et dans un jeu avec la planéité de la toile, pour ne plus être seulement une représentation d’un monde extérieur ou intérieur, mais faire partie de la réalité de plain-pied, ce en proposant ainsi un objet aussi sophistiqué que paradoxal. L’artiste développe un langage où chaque geste vaut autant comme pensée, comme image du geste, que comme expression brute. Ce langage pictural - tantôt palette de gestes formels liés au médium, tantôt moyen de communication à travers l’œil du spectateur - est un outil fondamental et générateur.
Dans ce travail se dévoile une passion pour les concepts liés d'illusion, d'erreur et d'imagination. Ces appréciations strictement humaines se mêlent aux mythologies sur lesquelles nous fondons nos histoires, des tentatives un peu naïves, absurdes et pourtant nécessaires à la représentation de la réalité.

Charlotte Develter développe parallèlement dans ses vidéos depuis 2013 un personnage fictif appelé Suzanne, qui parle des aspects plus intimes de son travail, lui permettant de prendre de la distance vis-à-vis de la peinture au sens strict et tenter de la redéfinir.
Charlotte Develter (1987, Italie), vit et travaille à Londres. Elle est diplômée de l’école de La Cambre de Bruxelles (2011) et d’un Master en peinture du Royal College of Art de Londres (2013).
Ses expositions personnelles récentes incluent Selva Oscura chez The Valeries à Berlin, A Room chez Zona Mista à Londres (2018) ou I Demoni chez MH, Monza, en Italie (2014). Parmis ses expositions collectives : Dreamworks chez Limbo à Margate, Small Enough To Keep Me Happy, Big Enough To Keep Me Occupied chez V1, Copenhague, (2017); #MAZE chez Caustic Coastal, Manchester (2016); The Fool chez Rod Barton à Londres (2016); NO MAN’S LAND, Rubell Family Collection, à Miami (2015) dont ses œuvres font partie; Ex Materia chez Bethorld Pott, Cologne (2015); Screaming Hornets, Tintype Gallery, Londres (2014).