September 26 - December 13, 2020

Picturalité(s) : Maison des Arts, Malakoff

-

Picturalité(s), exposition collective à la Maison des Arts, Malakoff

 

Les auteur·e·s : Sylvain Azam, Amélie  Bertrand, Émilie Brout & Maxime Ma-rion, Terencio González, Maude Maris et Agnès Thurnauer. Une proposition d’Aude Cartier.

La saison 2020-2021, conçue avant la crise sanitaire, est guidée par le fil conducteur de l’empathie. La programmation du centre d’art se déploie doréna-vant sur ses deux sites, la maison des arts et la supérette. Elle prolonge des axes de réflexions parfois silencieux mais structurants. Ainsi, tour à tour elle applique et trouve son inspiration autour des notions de temporalités ralenties, de valo-risation de savoir-faire divers et manuels, de réponses écologiques claires et mises en pratiques. Elle révèle des outils de transmission renforcés pour tous les publics et trouve son rythme auprès d’une attention accrue aux statuts des auteur·e·s, ceux·celles-là mêmes qui fabriquent l’histoire et les usages du centre d’art depuis sa création. L’exposition « picturalité(s) », inaugure ce qui va traver-ser la saison et ses ambitions. Elle s’intéresse à la diversité des pratiques pic-turales actuelles et présente sept auteur·e·s, dont un duo : Sylvain Azam, Amé-lie Bertrand, Émilie Brout & Maxime Marion, Terencio González, Maude Maris et Agnès Thurnauer.

L’époque dans laquelle nous vivons, en permanence soumise à la recherche de croissance, de consommation, de performance, est marquée par les révolutions technologiques, écologiques, politiques, géopolitiques. En réponse à la densité - anxiogène ou dynamisante – de cette ère que nous traversons, les auteur·e·s, toujours plus engagé·e·s et avides d’inventer des possibles, investissent des processus de co-création, créent et diffusent des systèmes de connaissance, des formes de savoir, ainsi que des modes de production alternatifs. À partir de ces constats, l’exposition « picturalité(s) » souhaite offrir un temps de pause favorisant la contemplation et l’observation ; tout en s’intéressant à la ma-nière dont les objets et savoir-faire (du quotidien, de la sculpture, de l’architec-ture, de l’artisanat) se transposent dans la pratique de l’art pictural.

Telle une échappée vers l’imagination et le rêve, « picturalité(s) » plonge dans les réserves d’ateliers en choisissant de s'appuyer sur une production dor-mante, sur « ce qui existe déjà » plutôt que sur la commande de nouvelle œuvres. En ce sens, dédier la totalité du budget de l’exposition à la rémunération des au-teur·e·s et aux droits de représentation des œuvres est un choix assumé, afin de mettre en avant les temps nécessaires à la création, souvent non rémuné-rés, comprenant les moments de réflexion, le processus créatif, l’élaboration de l’œuvre...